7ème Dimanche de PÂQUES  – Jean 17, 11b-1912 mai 2024 

ÉVANGILE de Jésus Christ  

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,
car vous êtes avec moi depuis le commencement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

PREMIERE LECTURE

« Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler » (Ac 2, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Quand arriva le jour de la Pentecôte,
au terme des cinquante jours après Pâques,
ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain un bruit survint du ciel
comme un violent coup de vent :
la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,
qui se partageaient,
et il s’en posa une sur chacun d’eux.
Tous furent remplis d’Esprit Saint :
ils se mirent à parler en d’autres langues,
et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

Or, il y avait, résidant à Jérusalem,
des Juifs religieux,
venant de toutes les nations sous le ciel.
Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,
ils se rassemblèrent en foule.
Ils étaient en pleine confusion
parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte
ceux qui parlaient.
Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :
« Ces gens qui parlent
ne sont-ils pas tous galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende
dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites,
habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,
de la province du Pont et de celle d’Asie,
de la Phrygie et de la Pamphylie,
de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,
Romains de passage,
Juifs de naissance et convertis,
Crétois et Arabes,
tous nous les entendons
parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

ALLUMER LE FEU ! 

Qu’il devait faire sombre dans cette maison où les apôtres étaient réunis, ankylosés par leurs doutes. Cinquante jours après Pâques ils avaient bien conscience qu’il s’était passé quelque chose : pourtant ils n’osaient pas croire que Jésus, en qui ils avaient mis leur espérance, soit présent malgré son absence. Il leur était apparu vivant puis ils l’avaient vu monter au ciel. Serait-ce la fin de leur belle histoire ?  

Jésus leur avait bien promis qu’ils recevraient une force quand l’Esprit Saint des- cendrait sur eux. Et même qu’ils en deviendraient les témoins jusqu’aux extrémités de la terre. Ils avaient du mal à y croire… et sans la foi, il n’y a pas d’espérance !  

Et voilà que le feu leur a ouvert les yeux. Le feu qui avait guidé le peuple dans la nuit du désert. Le feu allumé dans la nuit de Pâques et que nous avons multiplié sur nos petites bougies. Le feu qui brille sur le cierge pascal pour éclairer notre action de grâce. Ce feu de l’Esprit-Saint a rempli leur maison pour lui donner un éclat nouveau. Leur demeure s’est éclairée d’un Dieu qui est venu habiter avec eux. 

Ce feu s’est partagé en langues pour les remplir personnellement et collectivement. La lumière déposée sur chacun est devenue une grande clarté pour tous. Rappelons- nous la multitude de ces petites flammes qui a illuminé notre chapelle de Perly à
la Veillée pascale. En cette fête de Pentecôte nous découvrons que c’est le monde entier qui a compris, chacun dans sa langue, la multiplication de l’amour de Dieu.  

Il fait également sombre dans notre monde si blessé par la violence et si habité par le doute et l’angoisse du lendemain. La Pentecôte ne serait-elle qu’une belle histoire du passé pour que s’ouvre un avenir où tous se comprennent ? Nous osons croire qu’aujourd’hui Dieu est à l’œuvre en celles et ceux qui cherchent le dialogue pour composer avec nos différences et éclairer nos incompréhensions : petites flammes d’une parole de paix qui nous est adressée pour que nous la répétions…  

Notre temps a besoin d’une nouvelle Pentecôte pour que ce monde trouve de ces petites flammes qui lui donnent des raisons d’espérer. De même que la croix du Christ n’a pas mis l’amour à mort, nous osons croire que les croix de l’actualité ne viendront pas à bout de l’amour. Ils étaient douze au départ (et même onze à la suite d’une trahison) … Et nous qui avons l’impression d’être seuls à y croire, avons- nous conscience qu’avec le feu de l’Esprit, le plus petit geste fraternel peut transfor- mer le monde et le remplir de Dieu ?  

Philippe Matthey 

PSAUME 103 (104)

R/Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
la terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre. 

DEUXIÈME LECTURE

« Le fruit de l’Esprit » (Ga 5,16-25)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
je vous le dis : marchez sous la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas de satisfaire les convoitises de la chair.
Car les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit,
et les tendances de l’Esprit s’opposent à la chair.
En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire tout ce que vous voudriez.
Mais si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la Loi.
On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche,
idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme,
envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre.
Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
Mais voici le fruit de l’Esprit :amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi.
En ces domaines, la Loi n’intervient pas.
Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses convoitises.
Puisque l’Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l’Esprit.